Apaiser le stress durablement ?

16 août 2021
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Auteur: Blog iepra

Une nouvelle étude démontre l’efficacité de l’EFT sur le stress à travers des mesures biochimiques

Le stress se manifeste en nous notamment par des réactions hormonales. Celles-ci engendrent la croissance de certains marqueurs chimiques dans notre organisme, dont on peut mesurer la concentration. Une étude scientifique confirme l’apport positif de l’EFT dans la diminution du stress.

Comme vous l’aurez constaté sur notre site, nous cherchons à diminuer les souffrances et le mal-être de chacun d’entre nous. C’est notre mission première. Et nous pensons que nous pouvons obtenir des résultats durables en matière de santé sans systématiquement avoir recours aux médicaments. Il y a d’autres méthodes, d’autres sagesses anciennes et des méthodes beaucoup plus récentes qui proposent des alternatives viables et implémentables. De nombreux médecins et scientifiques conjuguent leurs efforts et partagent notre vision.

En tant qu’êtres humains, nous avons toutes et tous des histoires, des vécus différents, et il est bien souvent difficile à l’ère de la pandémie et des solutions médicales planétaires, de retrouver notre individualité dans le traitement des affections. À vouloir traiter “en masse”, nous oublions ce qui fait notre spécificité, notre “cas particulier”. Les solutions générales, les médicaments, les vaccinations sont sans conteste l’un des progrès phénoménaux de notre humanité, mais il faut savoir revenir à soi, faire la part des choses.

Le “stress” : le mal aux mille visages

Corollaire de notre mode de vie axé sur la rentabilité, la consommation, la productivité, le stress, c’est-à-dire la tension négative de notre organisme pour réagir aux agressions extérieures fait des ravages dans nos sociétés modernes. Si le fait que l’organisme soit en alerte est salutaire pour éviter une situation à risque ou prévenir d’un danger, prolonger une telle situation de façon inadéquate et anormale peut entraîner des pathologies chroniques, une dégradation du bien-être, puis de la santé.

Le “stress” revêt de multiples formes, porte de nombreux noms, et surtout sait s’adapter à notre personnalité. En fait, nous participons souvent à sa propre création et son maintien dans notre vie, bien malgré nous. Si, au départ, une anxiété peut naître dans notre quotidien, car nous souhaitons dépasser un obstacle ou faire face à l’adversité, nous pouvons “habiller” ce mal d’autres “vêtements” et attributs qui sont propres à notre vécu, à notre entourage immédiat. Nous lui appliquons notre situation sociale, nos regrets, nos frustrations. Ces différentes strates de mal-être peuvent ainsi donner à notre émotion, à notre humeur négative du départ, une ampleur qui grandit avec le temps . S’il était au départ relativement anodin, ce stress devient alors quelque chose de difforme, un amas de nœuds émotionnels et psychologiques de plus en plus solides, qu’il devient difficile de dénouer.

Alors, plutôt que de trancher le nœud gordien en assommant le corps et l’esprit à coup d’antidépresseurs et leur cortège d’effets secondaires néfastes, des chercheurs ouvrent une voie plus individuelle, plus intimiste peut-être, mais certainement plus durable. Laquelle ?

L’idée derrière une étude australienne et néo-zélandaise innovante

Pour trouver un traitement qui soit à la fois suffisamment généraliste et néanmoins capable de s’adapter à un cas personnel, par définition unique, il faut être particulièrement créatif et sortir des sentiers battus. À ce titre, le travail des chercheurs en médecine s’apparente souvent à celui des explorateurs : avant de partir vers un territoire, ils ont une bonne idée des objectifs à atteindre, de leur position approximative, mais l’itinéraire à suivre peut présenter des difficultés imprévues. Les découvertes médicales et scientifiques, comme par exemple les premiers vaccins contre la rage ou l’invention de la pénicilline s’apparentent plus à l’aventure qu’à une formule mathématique toute prête qu’il faudrait appliquer. Il en est de même de toute recherche médicale.

Le stress est donc un mal essentiellement individuel, personnel, qui pourrait être combattu par tout un chacun qui souhaite prendre en main son propre traitement, simplement et efficacement. Mais comment donner à une personne les outils pour se soigner elle-même de son stress ?

En l’espèce, l’idée des chercheurs australiens et néo-zélandais est d’employer des méthodes douces, appliquées individuellement, par le moyen d’une intervention très courte et ciblée : seules 60 minutes sont nécessaires pour former les patients. En répliquant une étude précédente de 2012 (Church Yount et Brooks) pour pouvoir valider la méthode et contrôler son efficacité, il suffirait de mesurer la concentration de marqueurs biochimiques du stress “avant” et “après” l’intervention. Un peu comme dans les publicités de lessives qui sont simples et efficaces, les spécialistes pensent pouvoir ainsi mettre en évidence l’efficience d’un traitement par rapport à l’autre : l’évolution de la concentration du marqueur choisi sera donc la preuve que quelque chose a agi.

L’accent est posé dès le départ sur des méthodes douces de traitement du stress, qui puissent agir “vite et bien”. C’est pourquoi les chercheurs ont défini des interventions courtes d’une heure, selon deux traitements :

  1. techniques de liberté émotionnelle (ou EFT pour Emotional Freedom Techniques en anglais)
  2. psychoéducation des patients

Ces techniques nécessitent peu de préparation et sont surtout implémentables par la personne elle-même, sans intervention médicale ni médicament. Très certainement une solution d’avenir, n’est-ce pas ? Mais il faut pouvoir en mesurer les effets de façon irréfutable.

Choisir un marqueur biochimique pertinent

L’organisme humain est particulièrement complexe. Les substances qui sont générées par nos glandes ou qui circulent dans nos veines sont nombreuses. C’est pourquoi il est crucial de déterminer un indicateur biochimique qui soit pertinent dans la recherche de l’efficacité de tel ou tel traitement. En suivant la concentration de celui-ci dans la salive avant le traitement, puis après, on peut analyser les écarts constatés et les interpréter s’ils sont pertinents. La pertinence s’établit en fonction de l’étude et des intervalles de confiance définis en amont de l’expérience suivie.

Mais comment choisir un marqueur biochimique du stress ?

L’hormone tout indiquée pour cela s’est avérée être le cortisol. Si l’on consulte l’article de Wikipédia à ce sujet, il apparaît que cette hormone a de nombreux effets sur le corps : sur le métabolisme glucido-protéique, le squelette, mais aussi des effets cardiovasculaires, hématologiques, rénaux, etc.

Le cortisol est sécrété à partir du cholestérol dans la zone fasciculée et la zone réticulée du cortex de la glande surrénale. À partir d’une stimulation physique, psychologique ou environnementale, sa concentration augmente donc dans le sang. Des études suggèrent que le stress chronique, y compris les événements traumatiques uniques, entraîne des effets néfastes sur la santé. Plusieurs recherches ont démontré de fortes associations entre les niveaux de cortisol et la santé psychologique comme l’anxiété, la dépression et le trouble de stress post-traumatique ainsi que d’autres conditions.

Le choix des équipes de scientifiques s’est donc porté sur ce marqueur du stress, d’autant qu’il peut être facilement mesuré par un simple test salivaire.

La rigueur méthodique de l’investigation scientifique

Pour pallier les inconvénients du ressenti des patients et des aléas de l’expérimentation, la rigueur scientifique et les études cliniques randomisées font depuis longtemps partie des bonnes pratiques à suivre. Chaque médicament ou traitement doit donc, avant d’être validé par les autorités compétentes, être testé sur des populations cibles très bien définies : des patients volontaires qui répondent à certains critères médicaux (pathologie, antécédents familiaux, critères géographiques et/ou sociologiques et démographiques…).

Ensuite, il faut répartir ces personnes entre différents groupes qui seront observés et à qui l’on donnera des traitements différents. Il y aura également un groupe de contrôle qui recevra un placebo, c’est-à-dire une ou des gélules sans matière active. Autrement dit, ces personnes ne recevront aucun traitement alors qu’elles croiront en recevoir un. Ce protocole scientifique reposant sur l’anonymat et l’ignorance délibérée des patients sur le contenu de leur traitement (actif ou pas) permet ainsi d’assurer la rigueur nécessaire à l’obtention de résultats pertinents.

Pour l’étude qui nous occupe, la définition de trois groupes (EFT, psychoéducation et sans traitement) est “randomisée”, c’est-à-dire créée aléatoirement par ordinateur. Ainsi, les chercheurs et les patients sont placés dans une situation la plus équitable et équidistante possible.

Le déroulement de l’étude

Les participants ont été recrutés en utilisant des procédures d’échantillonnage simple, grâce à des annonces en ligne ou sur des tableaux d’affichage universitaires, et encore des médias sociaux. Sur 118 personnes ayant répondu, 53 adultes, âgés de 20 à 79 ans, ont finalement été sélectionnés, car ils répondaient aux critères de l’étude clinique.

Les personnes ont été réparties au hasard en proportion égale dans l’un des trois groupes. Les groupes ont été constitués de 10 à 12 participants par session et ont été normalisés en fonction de l’heure de la journée.

Le premier groupe d’intervention EFT a bénéficié d’une session d’EFT de 60 minutes, administrée selon des protocoles de traitement standardisés, par un psychologue agréé et un praticien EFT qualifié. Ce groupe a été guidé à travers un protocole clinique standard de tapotement : l’EFT est administré à un individu tandis que le reste du groupe applique simultanément l’EFT lui-même.

Pour ce qui est du deuxième groupe, la recherche a été menée par un psychologue clinicien. Les participants de ce groupe ont bénéficié d’un dialogue sur le stress et les stratégies de style comportemental pour répondre au stress de manière adaptative.

Enfin, on a distribué au troisième groupe (aucun traitement) des magazines et de la lecture pour se détendre dans un lieu relaxant du campus universitaire.

Des résultats encourageants

Nous l’avons vu, “l’hormone du stress” a été le choix naturel pour mesurer l’impact et l’efficacité de l’intervention d’une heure sur les trois groupes. En l’occurrence, des dosages salivaires du cortisol ont été effectués 30 minutes avant et après l’intervention pour tester les niveaux de cortisol.

Les résultats actuels indiquent que le groupe EFT a connu une diminution significative du cortisol supérieure à celle de l’étude originale de 2012 (43,24%), mais ces résultats ne sont pas reflétés par les rapports subjectifs de détresse psychologique. En effet, certaines personnes continuent de ressentir un certain stress en dépit de la diminution de leur taux de cortisol. En outre, la réduction du cortisol du groupe EFT était significativement différente de celle du groupe PE (19,67 %), et comme prévu, le niveau de cortisol détecté après le traitement dans le groupe EFT était inférieur à celui du groupe sans aucun traitement (2,02 %).

Cependant, il n’y a pas de différence statistiquement significative entre les 2 groupes. En outre, il n’y a pas eu d’amélioration significative de la réduction du cortisol dans les groupes sans traitement et PE.

Que peut-on penser des résultats ?

Les formes et les origines des stress sont très variées et provoquent des souffrances partout dans le monde. Malgré l’intérêt grandissant qu’elles suscitent dans la communauté médicale et surtout auprès des patients qui en mesurent tous les jours les bénéfices sur leur bien-être général, les techniques de l’EFT sont difficiles à mesurer en termes d’impact et de traitement implémentable dans les politiques publiques de santé.

Cette étude australienne et néo-zélandaise tend à prouver que l’EFT est bel et bien un traitement rapide et efficace pour réduire les marqueurs biologiques du stress, notamment le cortisol. C’est donc une solution à ne pas négliger, un outil pertinent et utile pour ce qui est de soulager une angoisse ou une anxiété passagère qui peut se transformer en maladie chronique . Elle vient appuyer des dizaines d’autres méta-analyses qui confirment les bienfaits de l’EFT.

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