Apaiser efficacement la colère grâce à la psychologie énergétique et l’EFT

10 août 2022
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Auteur: Blog iepra

Avez-vous déjà vécu l’un de ces moments de cruelle solitude où vous réalisez que vous venez de prononcer des mots terribles, affreux, qui ont blessé votre interlocuteur ou interlocutrice de façon exagérée et parfois définitive ? Avez-vous ensuite ressenti l’incapacité émotionnelle et rationnelle de trouver une façon de faire pour recoller les morceaux de cette relation que vous avez brisée… presque sans le vouloir ?

Tels sont les effets dévastateurs de la colère. Plus elle est enfouie dans votre inconscient, plus vous reproduisez les mêmes schémas, et plus il sera difficile de briser ce cercle vicieux… C’est comme dans un mauvais film où les scènes se répètent à l’infini, et les personnages tentent désespérément d’en sortir.

Et s’il existait une solution ?

La psychologie énergétique, et notamment l’EFT clinique, apporte des réponses concrètes, et surtout des solutions rapides, simples et radicalement efficaces. Sans aucune médication. Et à appliquer vous-même, à votre rythme !

1. Les racines de la colère

Nous avons tous déjà « pété les plombs » ou alors eu « un coup de chaud », « de sang », la « moutarde qui nous est montée au nez ». Toutes ces images évoquent un éventail assez large d’intensités différentes de ce que nous appelons communément la colère. À tel point qu’il faudrait plutôt parler de « colères » au pluriel, d’autant que l’intensité de ces accès de colère peut également confiner à l’excès : être tout le temps en colère est le signe d’un déséquilibre intérieur majeur qu’il faut résoudre !

Aux racines de la peur…

Tout comme le chagrin, la joie, et d’autres ressentis, la colère est une émotion innée, faisant partie de notre patrimoine énergétique et émotionnel. Elle est la réponse immédiate de notre système nerveux à ce qu’il considère être un obstacle. Si l’on y réfléchit bien, elle se trouve à la base de la peur, qui nous aide depuis des millions d’années à nous maintenir en vie. Pourquoi cela ?

Lorsque nous sommes (ou estimons être) en situation de danger imminent, notre cerveau reptilien prend le relais et fait littéralement dérailler notre cortex rationnel, celui qui réfléchit objectivement, évaluant une situation en prenant son temps. Dans ces cas-là, l’alternative est simple : combattre ou fuir. Nous ne pouvons combattre que si nous pensons avoir une chance de l’emporter sur la menace ou l’adversaire. Pour cela, nous avons besoin de toute notre attention, de notre énergie, de nos muscles bandés, de notre respiration accélérée pulsant à toute vitesse l’oxygène dans les zones vitales de notre corps. En à peine une seconde, nous nous trouvons comme boostés d’hormones, et évaluons très vite la menace en face de nous, sans avoir le temps de réfléchir : est-elle à notre portée ? Quelles blessures pouvons-nous encaisser avant de quitter « le champ de bataille » ?

La colère nous aide à mobiliser nos ressources physiques et émotionnelles lors de cette première phase instantanée d’évaluation de l’obstacle. Cependant, si nous estimons que la menace est trop élevée, nous réduisant à l’impuissance, voire à une défaite certaine, la colère peut faire place à la peur.

La peur nous incite à fuir, à quitter précipitamment les lieux. Et dans l’écrasante majorité des cas, c’est ce que nous devons faire. Mais, une fois partis, ce n’est pas pour autant que notre ressenti initial – la colère – nous a quittés. Bien au contraire !

La peur au cours des âges de la vie

Lorsque nous sommes enfants, la peur face à la violence d’une situation – une dispute entre nos parents, par exemple – est paralysante. Nous ne pouvons affronter raisonnablement notre maman ou notre papa, qui sont plus forts, plus grands, plus expérimentés, et dont la « puissance » intimidante et dissuasive annihile nos velléités de rébellion. La peur domine notre expérience émotionnelle dans ces moments-là et lorsque nous nous réfugions dans notre chambre ou dans un endroit sûr pour fuir sans combattre.

Cependant, au fur et à mesure de notre croissance physique et émotionnelle, nous pouvons prendre quelques initiatives face à un parent violent, faire preuve d’assertivité en protégeant nos frères et sœurs ou en prévenant une situation violente, car nous apprenons à anticiper. Petit à petit, notre peur diminue sans pour autant nous mettre en position de combattre totalement. Mais, tout au fond de nous-mêmes, subsiste la racine de la peur : la colère.

Les conséquences désastreuses de la colère intérieure

Si la colère n’a pas pu s’exprimer à l’extérieur pour les raisons que nous avons évoquées, ou n’a pas pu nous propulser vers l’affrontement que nous envisagions pour mettre fin à une situation injuste, le combat a bel et bien lieu… à l’intérieur. Pendant des années, nous avons ressassé ces situations humiliantes où nous ne pouvions rien faire d’autre que subir les choses.

Alors que nous nous sentons de plus en plus en mesure de « combattre », voilà que les situations incriminées ne peuvent plus avoir lieu : notre parent violent est décédé, trop éloigné, ou les protagonistes sont sortis définitivement de notre vie.

Ne pouvant plus se diriger vers l’extérieur, atteindre sa cible, l’énergie colérique fait des ravages dans notre corps : nous nous « punissons nous-mêmes » pour notre incapacité passée, même si elle n’est pas de notre fait. Apparaissent ainsi des pathologies aussi lourdes que l’hypertension, des maladies cardiaques, des ulcères gastriques, certains cancers, des accidents vasculaires cérébraux.

D’autres aspects relationnels et moins médicaux sont également les symptômes d’une colère mal gérée : la culpabilité, la honte, l’embarras, le remords, mais aussi les difficultés financières ou relationnelles dans le couple. Lorsque les effets de la colère ont pour cible et exutoire les autres, on peut voir apparaître la rage au volant, la maltraitance des enfants, la violence interpersonnelle, les agressions physiques, et – fort malheureusement – les meurtres.

Alors, comment mettre fin à cette spirale descendante et autodestructrice ?

2. La réponse thérapeutique de la psychologie énergétique

La psychologie énergétique se veut une réponse alternative et non invasive aux thérapies de la médecine conventionnelle, à la psychanalyse ou aux traitements médicamenteux. L’essentiel est, avant tout, pour les personnes souhaitant y faire appel, de prendre acte de leur état de détresse émotionnelle liée à leur colère. Comme dans toute thérapie, il faut vouloir guérir et donc au préalable admettre que l’on se sent mal.

Les différentes colères

Comme nous l’avions évoqué précédemment, il faut bien distinguer plusieurs types de colères pour savoir quel traitement énergétique adopter. Ainsi peut-on distinguer :

  • la colère de jugement : on se sent insatisfait de quelque chose ou de quelqu’un et on ne cesse de critiquer, de juger défavorablement ;
  • la colère submergée : la personne ne peut plus gérer sa propre colère et hurle sur les autres ;
  • la colère passive : elle est réprimée, dissimulée sous une certaine froideur ;
  • la colère auto-infligée : ne pouvant s’exprimer ou se diriger vers une « cible », la colère se retourne contre soi-même. Elle peut mener à l’automutilation dans les cas les plus extrêmes ;
  • la colère volatile : imprévisibles, les accès de colère sont soudains, brutaux et incontrôlés. La colère éclate sans prévenir et les conséquences sur les relations interhumaines peuvent entraîner de lourds regrets ;
  • la colère chronique : la personne est malheureuse, grincheuse, de mauvaise humeur pratiquement tout le temps. Son agressivité est importante.

Des facteurs aggravants

Lors de l’analyse d’une colère, il convient d’étudier attentivement son contexte. L’environnement familial, professionnel et les interactions avec l’entourage doivent être pris en compte par le thérapeute énergétique afin qu’il puisse comprendre les tenants et aboutissants de la personne en souffrance qui vient le consulter. Parfois, cette dernière peut ne pas avoir conscience que certaines routines sont de très mauvaises habitudes. Elle peut reproduire des situations colériques expérimentées dans son enfance, mais sous une forme légèrement différente.

Ainsi, certaines situations de la vie quotidienne sont susceptibles de favoriser l’apparition des accès de colère répétés et d’agressivité chronique. De nombreuses études scientifiques suggèrent que jouer intensément à des jeux vidéo violents, écouter de la musique faisant l’apologie du harcèlement ou de la misogynie, consommer des contenus média traitant de ces mêmes rapports de force, ne font que renforcer les comportements colériques. L’expérience de vie n’est plus qu’une succession de rages, et l’on ne considère plus les autres que comme des adversaires potentiels.

Les principes – simples et efficaces – de l’EFT clinique

Dans la vaste panoplie des thérapies proposées par la psychologie énergétique, il en est une qui est littéralement une « étoile montante » : simple, efficace, elle peut être assimilée en quelques heures et les personnes en souffrance peuvent se l’appliquer elles-mêmes, sans qu’il y ait la moindre contre-indication. On l’appelle EFT, de l’anglais Emotional Freedom Techniques.

Ces « Techniques de Libération Émotionnelle » s’appuient sur la théorie et les expérimentations faites par le psychologue cognitiviste et hypnothérapeute américain Gary Craig. Spécialisé dans le traitement des phobies, il s’inspire largement de ses connaissances approfondies des méridiens énergétiques de la médecine traditionnelle chinoise, et y applique la technique des tapotements issue des travaux de la thérapie du champ mental, fondée par Roger Callahan. Autrement dit, l’idée de base est de tapoter certaines zones précises du corps, selon une cadence précise, tout en prononçant plusieurs phrases clés censées invoquer, puis débloquer des situations de mal-être, pour s’en libérer définitivement.

À son avènement en 1993, la promesse thérapeutique de l’EFT semble aussi incongrue que désarmante. Et pourtant… depuis lors, des dizaines de milliers de personnes dans le monde l’utilisent avec succès ! Ainsi, depuis plus de trente ans, de plus en plus d’études scientifiques rigoureuses viennent confirmer les résultats exceptionnels obtenus sur toutes ces personnes en souffrance. Et la colère, en tant qu’émotion, fait bien entendu partie du champ de compétence de l’EFT.

Exemple de traitement de la colère par l’EFT

Il n’est pas possible, dans le cadre de cet article, de décrire l’ensemble des protocoles utilisés pour soulager les différents aspects du spectre de la colère. Cependant, voici un exemple illustrant la simplicité du procédé :

  1. Effectuez une vérification rapide :
    1. Identifiez votre colère, ses circonstances, son contexte.
    2. Quantifiez-la sur une échelle subjective de 1 à 10.
    3. Comment vous sentez-vous ?
  2. Tapotez sur le côté de votre main en prononçant :
    1. « Même si je me mets en colère à propos de _______ et que je le ressens dans mon _______ et que ma colère se trouve à un niveau de _______ et qu’elle me fait sentir _______, je m’aime et je m’accepte profondément et complètement. »
    2. Répétez cette affirmation 3 fois.
  3. Commencez à tapoter sur les points de tapotement EFT du visage et du haut du corps :
    1. Sourcils : Je me mets en colère à propos de _______
    2. Côté de l’œil/Tempe : Je le ressens dans mon _______
    3. Sous l’œil : Ma colère est à un niveau de _______
    4. Sous le nez : Je le sens _______
    5. Menton : C’est dans mon _______ à un niveau de _______
    6. Clavicule : Elle me fait sentir _______
    7. Sous le bras : Alors _______
    8. Pouce : Alors _______
    9. Index : En colère parce que _______
    10. Majeur : Je le sens dans mon _______
    11. Petit doigt : Alors _______
  4. Terminez la séquence en tapotant sur le côté de la main :
    1. « Même si je me mets en colère à propos de _______ et que je le ressens dans mon _______ et qu’elle se trouve à un niveau de _______ et que cela me fait sentir _______, je m’aime et je m’accepte profondément et complètement. »
    2. Faites-le une fois.
  5. Respirez et détendez-vous. Inspirez et expirez doucement, et buvez une gorgée d’eau.
  6. Demandez-vous à présent :
    1. « À quel niveau se situe la colère ? » Si elle est réduite à un niveau qui vous satisfait, vous pouvez arrêter. Si vous souhaitez qu’elle diminue davantage, passez à l’étape 7.
  7. Testez-vous en vous posant les questions suivantes :
    1. Que reste-t-il de la colère ? (Je me mets en colère parce que…)
    2. Où est-ce que je la ressens dans le corps ?
    3. À quel niveau se situe-t-elle, sur une échelle de 1 à 10 ?
    4. Comment est-ce que je me sens ?
    5. Qu’est-ce que cette colère cherche à me dire ?
    6. De quoi cette colère cherche-t-elle à me protéger ?
    7. Quel besoin a la part de moi qui réagit avec cette colère ?
  8. Répétez les étapes 2 à 6 jusqu’à ce que la charge de ce qui vous a mis en colère diminue.

Conclusion

La colère, ou plutôt les colères sont des émotions qui peuvent nuire à plusieurs niveaux de notre vie quotidienne. Souvent issues de moments difficiles ou de frustrations vécues pendant notre enfance, elles peuvent se manifester intérieurement ou extérieurement. Dans les deux cas, les ravages peuvent être considérables si nous n’apprenons pas à reconnaître, gérer, et nous libérer de ces colères.

Parmi les solutions proposées par la psychologie énergétique en général, l’EFT clinique en particulier tient toutes ses promesses : facile à assimiler, simple à s’autoadministrer, elle permet en quelques séances – avec l’aide d’un thérapeute ou d’un praticien qualifié – de faire voler en éclats la colère intérieure qui vous meurtrit et blesse les autres.

Iepra propose régulièrement des cycles de formation à l’EFT et l’EFT clinique, car nous sommes persuadés que c’est un atout considérable à votre accompagnement, quel que soit le domaine dans lequel vous exercez.

Pour connaître nos prochaines dates de formation, rendez-vous ici :

https://ww2.iepra.com/agenda-iepra/

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