Vous ressentez trop de stress ? Et si cela venait de vos gènes… ?

8 juin 2021
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Auteur: Blog iepra

Un mécanisme épigénétique survenant dans la petite enfance et pouvant rendre quelqu’un trop sensible au stress tout au long de son existence vient d’être découvert. Et bonne nouvelle, comme vous le savez déjà, nos méthodes SEB, EFT, Remap agissent directement sur le niveau de stress et peuvent alors contribuer à la réparation de ces modifications dans les gènes.

La vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Bien souvent, nous sommes confrontés à toute une série d’obstacles avant d’arriver à nos fins. Cette adversité peut nous stresser, ce qui est normal. Or, certaines personnes sont plus vulnérables au stress : cette réaction physiologique les envahit de façon trop spontanée, trop bouleversante, sortant des intervalles normaux. Pourquoi ?

Une récente découverte faite par les chercheurs de l’Icahn School de Médecine au Mont Sinaï lève le voile sur une possible explication : la génétique. Voyons dans cet article ce que cette découverte signifie.

L’adversité : incontournable et nécessaire

Pour apprendre à marcher, il faut d’abord tomber… puis se relever. Sans cesse. Jusqu’à ce qu’un beau jour, tous nos muscles et nos efforts soutenus concordent à réaliser l’équilibre bipède et nous aident à propulser notre corps dans ce qui fait le propre de l’être humain : se lever et se déplacer “sur ses pattes arrière”.

Pourtant, lorsque cette première station debout est réalisée (à notre grand étonnement et à la grande joie de nos parents) les chutes restent monnaie courante, déclenchant rires et confusion, avant que bébé ne puisse gambader à droite et à gauche et découvrir son univers.

Cette victoire sur notre environnement est l’une des premières leçons fondamentales de la vie sur Terre. Elle participe à la formation de notre ego, qui apparaît (souvent à tort) comme “opposé” au reste du monde. Notre narration personnelle se bâtit dans l’illusion de cette “opposition” : nous vainquons l’adversité, dépassons l’obstacle, pour voler le feu de la connaissance aux Dieux, tel Prométhée. Or, la réalité des choses est tout autre : l’adversité est nécessaire à notre développement, comme un tuteur contre lequel un végétal a besoin de s’agripper pour mieux capter la lumière et grandir.

Dans notre psyché individuelle et collective, dans notre imaginaire personnel, cette évidence semble pourtant s’imposer : sans “quelque chose à surmonter”, nous n’irions pas chercher en nous-mêmes des ressources insoupçonnées pour la dépasser. De même que la gravité nous pose problème lorsque nous apprenons à marcher, elle conditionne notre réalité, nous aide à vivre. La science et les théories nous permettent de mieux apprécier et comprendre la valeur de ces forces invisibles qui semblent nous gouverner.

Nous découvrons que, sous ses multiples formes, l’adversité est nécessaire. Elle façonne notre cerveau et ses composants, qui réagissent différemment et provoquent ainsi des réactions dans notre organisme.

Le stress : une réaction émotive normale à l’adversité

L’adversité fait partie de l’existence, c’est un fait. La gravité terrestre, les imprévus, les échecs, les contretemps peuvent (et parfois doivent) faire obstacle à nos projets. Chacun de nous réagit différemment à ces revers. Nous nous proposons des destinations à atteindre, dans le temps et dans l’espace (qu’elles soient concrètes ou purement conceptuelles), mais l’itinéraire que nous pensions emprunter sans encombre devient souvent sinueux, compliqué, parfois accidentel.

Cela ne veut pas dire que nous n’arrivons pas à nos fins, mais tout simplement que la réalité de la “pratique” ne correspond pas à l’image théorique que nous nous en faisions. Certes, d’aucuns diront que la beauté de l’acte de voyager, c’est le voyage en lui-même, plus que la destination. Mais cette affirmation est-elle suffisante lorsque nous commençons à souffrir de nos propres réactions à l’adversité ?

En effet, face aux multiples formes de l’adversité, nous pouvons tous ressentir des angoisses, des tensions, des peurs, des hauts et des bas en fonction de notre situation. La vie réserve évidemment bien des surprises et nous y réagissons différemment. Ces “frissons”, ces modifications sensorielles quasi instantanées qui interviennent en nous-mêmes sans que nous y pensions sont des émotions. Elles sont, la plupart du temps, le fruit de décharges hormonales, et elles peuvent, si nous n’y prenons pas garde, évoluer en pensées, puis devenir des routines si elles sont répétées, des habitudes, des comportements.

Le florilège des émotions humaines est particulièrement vaste. Il suffit par exemple de chercher un peu sur Wikipédia pour trouver un graphique particulièrement éloquent. Ainsi, la roue des émotions de Robert Plutchik est fascinante dans la mesure où elle propose un diagramme facilement compréhensible en huit “branches” dont la base (au plus près du centre) évoque les émotions du cerveau reptilien. Y apparaissent ainsi l’extase, l’admiration, la terreur, l’étonnement, le chagrin, l’aversion, la rage, la vigilance.

Ensuite, des émotions plus subtiles apparaissent dans des niveaux concentriques s’éloignant du centre.

Si le stress est physiologiquement la réponse de l’organisme à un stimulus extérieur, plusieurs émotions peuvent être interprétées de façon réductrice au stress. Ainsi, le stress peut aller de la peur à l’appréhension, la crainte, en passant par l’anticipation, la contrariété, l’ennui, la tristesse, etc.

Ces émotions peuvent ensuite être vécues négativement et engendrer des tendances lourdes dans notre ressenti face aux choses, face à l’adversité, devenant même des traits de personnalité, des caractéristiques qui peuvent influencer et bouleverser nos comportements de façon durable.

Or, il apparaît que certaines personnes sont plus sujettes que d’autres au stress, tout au long de leur vie. Elles sont plus dépressives, ont une santé plus fragile. Les causes médicales d’une telle prédisposition sont en général l’exposition prolongée à des sources de stress et les antécédents familiaux. Mais les gènes pourraient également expliquer cette affection et cette prédisposition. Ainsi, un mécanisme épigénétique vient d’être découvert qui ouvrirait la voie à un possible traitement : il serait possible de modifier l’expression des gènes, sans pour autant en changer la séquence nucléotidique. Autrement dit, sans modifier notre propre ADN.

Un “internet” dans le crâne…

Le stress à trop haute dose nous mine l’existence et peut nuire gravement à notre santé. La joie, en revanche, est une émotion positive que nous ressentons.

Durant l’enfance, nous stockons et utilisons des milliers de données en quelques années, à un rythme que nous ne pourrons sans doute plus atteindre plus tard dans notre vie. Est-ce la raison pour laquelle nous n’arrivons plus à retenir certains souvenirs de notre petite enfance ? Nous ne le savons pas encore.

Explorer notre monde, penser, parler, raisonner nécessite une formidable puissance de stockage et d’analyse. Pour continuer à marcher sans effort, sans y penser consciemment, le comportement neuronal adéquat qui a abouti à ce premier succès doit être reproduit. Imité. Perfectionné. La neuroplasticité de notre cerveau, c’est-à-dire sa capacité à se modifier, à évoluer, est rendue possible par les unités de base qui le composent : les neurones. Bonne nouvelle : de récentes découvertes ont montré que, si elle décline avec l’âge, cette neuroplasticité existe tout au long de notre vie. Un peu comme un “internet neuronal” complet qui résiderait dans notre boîte crânienne (et la métaphore est proche de la réalité), chaque neurone est comme un ordinateur séparé avec une grande puissance de calcul et de stockage des données : nos souvenirs, nos expériences, nos rêves… Ce “réseau internet” possède un système d’exploitation suffisamment souple pour intégrer de nouveaux éléments, refaire des câblages, en supprimer des anciens inutilisés, etc.

Autrement dit, et comme nous l’avons vu, nous devons d’abord vaincre la gravité terrestre avec notre propre charpente squelettique et musculaire, armés de notre propre volonté, avant de partir à l’assaut des défis qui nous attendent. En dépit de la relative jeunesse de notre cerveau quand nous sommes bambins, toutes nos connexions neuronales s’allient, concourent à ce succès. Au fur et à mesure que nous grandissons, que nous imitons notre entourage et acquérons nos propres compétences, nous faisons face à des émotions qui peuvent être contradictoires, mais qui façonnent notre expérience individuelle. Notre internet cérébral évolue sans cesse.

Ces neurones-ordinateurs se “parlent”, se coordonnent, s’échangent des informations à la vitesse de la lumière comme sur l’internet que nous connaissons et qui relie nos ordinateurs. La qualité de ce câblage neuronal dépend fortement des conditions initiales, c’est-à-dire de notre “stress en début de vie”.

Le stress en début de vie (“Early Life Stress” ou ELS)

Une étude menée sur des animaux et publiée dans Nature Neuroscience s’est notamment intéressée au “stress chronique de la défaite sociale” (en anglais, l’acronyme est CSDS). Il s’agit d’un modèle préclinique effectué sur des rongeurs et utilisé pour étudier les troubles de l’humeur induits par le stress, en particulier la dépression. L’idée sous-jacente de l’étude est de pouvoir reproduire ce qui se déroule chez les humains. Les sujets observés dans l’expérience, sensibles au CSDS, présentent des comportements liés à la dépression, laquelle se traduit par des réactions aberrantes dans plusieurs régions du cerveau limbique. Le système limbique, composé de l’hippocampe, l’amygdale, le gyrus cingulaire, le fornix et l’hypothalamus, gère les émotions dans notre cerveau.

Tout comme les traumatismes vécus chez les humains dans la petite enfance, entre 2 et 4 ans, l’étude a mis en évidence que les conditions de stress en début de vie chez les animaux observés influencent grandement leur prédisposition ultérieure au stress chronique de la défaite sociale. Autrement dit, de nombreux adultes (beaucoup) trop stressés doivent leur état négatif et parfois dépressif à des traumas vécus dans leur petite enfance. Il leur est souvent difficile, parfois même impossible de surmonter cette situation. C’est comme une forme de stress post-traumatique.

L’ELS peut conditionner l’apparition du stress chronique

L’Hôpital du Mont Sinaï ainsi que les partenaires de l’étude, dont la Perelman School of Medicine de l’Université de Pennsylvanie et le département de neurologie du Massachusetts General Hospital ont mis en évidence cette relation de cause à effet entre l’ELS et le CSDS. Ils concluent que le stress en début de vie peut conditionner l’apparition du stress chronique de la défaite sociale, et cela ne serait pas dû à notre patrimoine génétique, mais à un autre facteur jusqu’alors inconnu. Qu’est-ce que cela veut dire ?

En l’espèce, certains changements chimiques dans l’activité des gènes interviennent et activent notre matériel génétique.

Ce n’est pas notre ADN hérité (contre lequel nous ne pouvons rien) mais le mécanisme chimique qui agit. Cette modification chimique, induite par le stress en début de vie et pas lors de la formation initiale de notre patrimoine génétique dans notre vie embryonnaire (et donc de ce fait “épigénétique”) engendre une vulnérabilité dans certains types de cellules neuronales.

Les scientifiques ont mis en évidence que la manipulation d’un enzyme spécifique dans ces neurones peut faire varier leur sensibilité au stress. Autrement dit, plus l’enzyme en question est présente dans ces neurones, plus le patient est sujet au stress. Cette enzyme régulerait donc le stress.

Une excellente nouvelle pour la psychologie énergétique

Ces trouvailles viennent confirmer ce que des chercheurs ont déjà constaté : un travail en psychologie énergétique, EFT, Remap, SEB, TAT, Logosynthèse et autres, peut influencer positivement l’expression génétique.

Au cours de la dernière décennie, la recherche épigénétique a pu établir que les matrices d’ADN transmises par les gènes n’étaient pas coulées dans du béton à la naissance. Les facteurs environnementaux, notamment l’alimentation, le stress, les émotions, peuvent modifier ces gènes, sans toutefois en changer la matrice de base. 

Les épigénéticiens ont découvert que ces modifications pouvaient être transmises aux générations futures aussi assurément que les matrices d’ADN se transmettent par la double hélice.

Ces recherches démontrent qu’en prenant le contrôle de notre conscience, nous pouvons mieux l’utiliser pour influencer notre expression génétique. Par cette combinaison d’actions, nous pouvons même en arriver à éviter des années de thérapie, ainsi qu’une trop grande prise de médicaments ou rendre non nécessaire une chirurgie invasive. Ces approches peuvent à la fois produire un soulagement immédiat et sur la durée de l’anxiété ou sur des névroses, ainsi que de “miraculeuses” guérisons sur des problèmes physiques, en particulier les maladies auto-immunes.

Sources :

Auteur principal de l’étude Hope Kronman, docteur en médecine, doctorant au département de neurosciences de la famille Nash et au Friedman Brain Institute, Icahn School of Medicine at Mount Sinai

https://www.mountsinai.org/about/newsroom/2021/mount-sinai-scientists-discover-an-epigenetic-mechanism-contributing-to-lifelong-stress-susceptibility

  1. Kronman et al., “Long-term behavioral and cell-type-specific molecular effects of early life stress are mediated by H3K79me2 dynamics in medium spiny neurons,” Nat Neurosci, doi:10.1038/s41593-021-00814-8, 2021.

https://www.the-scientist.com/news-opinion/early-life-stress-exerts-long-lasting-effects-via-epigenome-68561

Reik et Walter, 2001 ; Surani, 2001

Bruce Lipton Ph.D, La biologie des croyances, Ariane 2006

1 Commentaire

  1. Marie

    Très intéressant comme article! (Comme toujours!) Cela ouvre d’autres perspectives!
    Merci à vous!
    Marie

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