Un client qui comprend tout mais ne progresse plus n’est pas un échec de compétence : c’est souvent le signe qu’un autre angle d’accès est nécessaire. L’IEP et le PET, deux approches de psychologie énergétique développées par Steve Wells, s’appuient sur une recherche aujourd’hui bien documentée pour ouvrir cet accès, en complément des outils que vous maîtrisez déjà.
Client qui ne progresse pas en thérapie : pourquoi certains blocages résistent
C’est une situation que tout praticien rencontre : un client revient semaine après semaine, raconte, semble engagé dans le processus — et pourtant rien ne se déplace vraiment au niveau émotionnel. Ce n’est généralement pas un manque de compétence du praticien. C’est le signe que la croyance qui maintient le blocage n’est pas accessible par la voie cognitive seule : elle s’est figée comme un état émotionnel et continue de s’activer indépendamment de ce que le client en comprend intellectuellement.
C’est cette situation précise que l’IEP et le PET sont conçus pour adresser — non pas comme une technique supplémentaire à ajouter à la pile, mais comme un angle d’accès qui fonctionne sur un principe différent des approches narratives ou cognitives.
Croyance figée et attachement émotionnel : ce que l’EFT classique ne débloque pas toujours
Steve Wells résume cette idée dans une formule centrale de son enseignement : ce ne sont pas les pensées qui causent la souffrance, c’est l’attachement émotionnel à ces pensées. Une pensée comme « je n’ai pas réussi cette fois » reste anodine. Le blocage apparaît quand cette pensée s’enchaîne à une croyance plus globale et rigide — « je ne suis pas capable », « je ne mérite pas que ça change » — et que cette croyance porte une charge émotionnelle qui se réactive à chaque situation qui la touche, indépendamment du travail cognitif déjà accompli autour d’elle. C’est cet attachement-là, et non la pensée elle-même, que l’IEP et le PET viennent travailler.
Cette approche n’est pas isolée : l’EFT, dont l’IEP est dérivé, dispose d’une base de recherche conséquente. Une revue de 2025 publiée dans Frontiers in Psychology, synthétisant plus de 200 essais cliniques, rapporte des tailles d’effet larges pour l’anxiété, la dépression et le syndrome de stress post-traumatique, avec des mécanismes documentés au niveau de l’amygdale, de l’hippocampe et de la régulation du cortisol.
IEP (Intention Tapping) : comment ça fonctionne
L’IEP a été développé par Steve Wells à partir du SET (Simple Energy Techniques), lui-même issu de l’EFT, avec une simplification qui change concrètement la manière de travailler en séance. Le tapping se fait en continu sur les points d’acupression du haut du corps et des mains, sans interruption pour compter les rondes ni mesurer l’intensité émotionnelle entre chaque séquence.
Deux intentions structurent le processus : « je libère tous mes attachements émotionnels à [problème, souvenir, croyance] », puis, une fois que quelque chose s’est relâché, « je restaure le bon flux énergétique dans [zone du corps] ». Ce qui change concrètement par rapport à un protocole EFT plus structuré : il n’est pas nécessaire d’identifier un événement cible précis avant de commencer. Pour un client qui n’arrive pas à mettre le doigt sur l’origine exacte de son blocage, c’est un vrai gain de souplesse clinique — le processus suit ce qui émerge, plutôt que d’exiger un point de départ que le client ne sait pas toujours fournir.
PET (Techniques Énergétiques Provocatrices) : débloquer une résistance installée
Le PET, créé par Steve Wells avec le Dr David Lake, associe le tapping énergétique à des interventions verbales volontairement décalées, portant non sur la personne mais sur la logique rigide qui maintient sa croyance en place depuis parfois des années. Un client qui répète depuis vingt ans « je suis nul » avec une conviction totale n’a généralement pas besoin d’être contredit frontalement — il l’a déjà entendu, sans effet durable. Le PET vient titiller cette logique, pas pour la démolir, mais pour lui donner de l’air ; c’est souvent dans ce relâchement inattendu que la croyance commence à bouger.
Cette technique trouve son indication la plus nette chez les clients qui ont « tout essayé », avec des résistances bien installées qui se heurtent aux approches directes. Elle suppose néanmoins une alliance thérapeutique déjà solide et un client capable de recevoir l’humour comme un geste de proximité plutôt que comme une remise en cause — ce n’est pas une technique à appliquer mécaniquement à tout le monde.
IEP et PET au quotidien : élargir sa pratique sans tout réapprendre
Les praticiens qui intègrent l’IEP et le PET rapportent généralement des effets discrets mais utiles dans la durée : une option supplémentaire quand une séance commence à tourner en rond, un client qui se déplace enfin après plusieurs séances de stagnation. Ces approches s’articulent avec l’EFT, le SEB©, l’hypnose ericksonienne et les approches somato-cognitives déjà présentes dans de nombreuses pratiques ; elles ne remplacent pas ces outils, elles ajoutent un angle d’accès pour les moments où cet angle fait la différence.
Formation IEP et PET à Bruxelles avec Steve Wells
Steve Wells — créateur de l’IEP, co-créateur du PET, plus de vingt-cinq ans d’expérience dans la recherche et l’enseignement des techniques de psychologie énergétique, et auteur du premier essai randomisé contrôlé sur l’EFT pour les phobies spécifiques — anime un atelier de trois jours à Bruxelles, du 5 au 7 mars 2027, co-organisé par IEPRA, IBK et Steve Wells.
Le format est résolument pratique : démonstrations en direct, exercices en petits groupes, temps de questions ouvertes, pour repartir avec des outils directement transférables. L’animation se fait en anglais avec traduction simultanée en français.
Tarifs : 399 € en tarif early bird jusqu’au 31 décembre 2026, 499 € à partir du 1ᵉʳ janvier 2027.
→ S’inscrire à l’atelier IEP & PET
IEPRA — former des thérapeutes complets, compétents et confiants, depuis 18 ans.



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