La peur du jugement nous incite-t-elle à jouer un personnage ou à nous cacher derrière un masque ?

26 février 2021
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Mettre un masque, se cacher, éviter une situation, ne pas oser, ne pas arriver à dire et montrer ce que nous souhaitons, faire autre chose que ce que nous voudrions réellement… Autant de situations que nous sommes nombreux à connaître, plus ou moins régulièrement, ou que nous avons connues à une époque de notre vie.

Et si nous pouvions apaiser cette peur du jugement ?

 

Que provoque la peur du regard des autres ?

La peur du jugement est bien souvent présente au cœur des relations, que ce soit au travail, dans des activités de loisir, dans la famille. Chez certaines personnes, cette peur peut aller jusqu’à provoquer et faire vivre de l’anxiété à certaines parts qui, quand elle prend toute la place, paralyse la personne.

Quelqu’un qui aura manqué d’attachement sécure dans son enfance, qui aura vécu des expériences difficiles à l’école et avec les professeurs, aura fort probablement grandi avec cette peur. La personne ne saura pas d’où vient cette angoisse ou n’en aura pas conscience, car elle aura réussi à s’adapter tant bien que mal aux situations de la vie : en mettant un masque, en jouant un personnage, en se cachant… pour protéger son intérieur, ne pas montrer ses émotions, ce qui fait mal… jusqu’à ce que la vie la mette dans une situation où cette peur du regard des autres apparaîtra comme une sorte de handicap pour réaliser ce qu’elle veut vraiment.

Une cause perdue d’avance ?

Alors, faut-il abandonner ses rêves pour autant ? Certainement pas. Il est possible d’envisager la peur du jugement comme une opportunité cachée : celle d’aller à la rencontre des parts de soi qui ont été laissées dans l’ombre, de réveiller d’autres potentialités dormant à l’intérieur de nous.

Bien sûr, il faudra un peu de courage, de la curiosité pour comprendre ce qui se joue derrière cette peur, accueillir ce qui se passe en nous, et cultiver petit à petit le calme et la sérénité pour retourner plus rapidement vers un lieu de sécurité intérieure d’où l’on pourra observer, sentir ce qui se passe et nous apaiser de plus en plus.

Sommes-nous notre propre juge ?

La peur du jugement est le plus souvent liée à une histoire que l’on se raconte intérieurement, construite à partir de résonances du passé. Elle nous entraîne à imaginer ce que les autres pourraient penser de nous, et aussi à nous juger nous-mêmes.

Avant même d’être passé à l’action, pendant que l’on agit ou après avoir agi, on se raconte toute une histoire sur ce qu’on a fait, ce qu’on aurait dû faire, ce qu’on n’a pas fait. Une histoire souvent assez jugeante à notre propre égard (et à l’égard des autres aussi, soit dit en passant, qui sont peut-être plein de bienveillance ou ont aussi tout simplement peur).

Les exigences envers nous-mêmes sont parfois tellement énormes, ainsi que la croyance de ne pas être à la hauteur, voire d’être en danger si l’on fait telle ou telle chose.

Dans le cadre du travail, cela peut mener au burn-out. La situation actuelle, avec plus de télétravail, peut avoir un effet aggravant : avec moins de relations directes, il peut être plus facile pour certaines personnes de tourner en rond dans ces « histoires qu’on se raconte ».

Apprivoiser le regard des autres

Nous avons besoin de liens et de relations où expérimenter autrement les choses, où apprendre à enlever les masques, à exprimer nos émotions, à nous remettre en mouvement. Il faut bien sûr mesurer ce qui peut être dit selon qu’on se trouve dans une relation professionnelle, d’amitié, familiale…

Cela permet d’augmenter la confiance en soi, l’estime de soi, le respect et l’amour de soi ; de voir l’autre différemment, changer son regard sur lui : il n’est pas nécessairement un monstre prêt à juger tout ce que l’on fait, et lui aussi subit ses propres peurs.

Il est important de bien choisir les personnes avec qui expérimenter cela au début, quand on n’a pas encore l’habitude. Selon moi, la peur du jugement se rapproche de la peur de ne plus faire partie de la tribu. D’où l’importance de se mettre dans une situation où l’on a des chances d’être bien accueilli, du moins au début. Après, avec le temps, cela viendra de plus en plus facilement dans toutes les situations.

Faire preuve de bienveillance et compassion envers soi-même

En parallèle à cette expérience de se montrer sans masque, en relation avec l’autre, il est également important d’apprendre à stabiliser et accueillir nous-mêmes, à l’intérieur, ce que nous vivons. L’accueillir et le vivre avec bienveillance, compassion pour soi, réparer et guérir les blessures encore douloureuses et qui résonnent dans le présent.

L’accompagnement thérapeutique aide et accompagne sur ce chemin, ainsi que la psychologie énergétique clinique.

IEPRA propose également plusieurs outils qui servent à cela et qui, cultivés au quotidien, font effet boule de neige dans la vie de tous les jours. Il peut s’agir d’installer un lieu de sécurité et de le nourrir chaque fois que nous vivons quelque chose qui nous fait ressentir, dans notre corps et nos sensations, plus de paix et de calme.

(Vous trouverez d’ailleurs une séance d’auto-hypnose gratuite : « Auto-hypnose Self Coaching – Sérénité » qui vous permettra d’installer ce lieu de sécurité et de sérénité sur academy.iepra.com)

Personnellement, la connexion au corps à travers ce que je vis est toujours un indicateur important, et y revenir me permet de prendre conscience de ce qui se joue en moi. Et par là aussi, de ramener en moi de la sérénité. Qu’il s’agisse de méditation, d’utiliser le souffle, de danser et vivre le mouvement en conscience, de marcher dans la nature, de courir ou de peindre… Ce sont autant de moyens que j’utilise selon mes besoins et possibilités, pour nourrir la sérénité en moi et rester centrée.

 

Séverine Dourson,
thérapeute humaniste, certifiée en psychologie énergétique clinique.
www.vibreetsois.net

 Elle accompagne des étudiants en formation chez iepra et anime des ateliers « mouvement, danse et créativité ».

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